Serpentard, assoiffé de pouvoir et d'action, recherchait en chacun le feu de l'ambition.

Serpentard, assoiffé de pouvoir et d'action, recherchait en chacun le feu de l'ambition.
As-tu envie de connaître l'histoire héroïque d'Helena Moor ?


« Je m'appelle Helena Jane Moor. Comment pourrais-je relater mon passé sans me faire passer pour une folle-furieuse aux yeux injectés de sang ? Je ne pense hélas pas y parvenir. Tu n'es bien sûr qu'un cahier, un stupide journal, un assemblage de morceau de parchemin. Pourquoi devrais-je te cacher mes méfaits ? Je ne sais. Peut-être ai-je peur de m'avouer que je suis un monstre. N'essaye pas de me trouver d'excuses pour me libérer de mes remords, tes efforts seront vains. Comment arrives-tu a écouté les blâmes d'une personne qui a brûlé son école, qui a tué un membre de sa famille et des personnes innocentes ? Je suis méprisable, vile et abjecte. Depuis deux ans, je ne vis que dans l'obscurité, loin de toutes consolations qui me permettraient d'arrêter de subir ce que la vie me fait. Je n'ai qu'une raison qui puisse me ramener la raison et chasser mon envie de quitter ce monde cruel. Severus Rogue. Tu ne le connais pas, grand mal t'en fit. Cette homme arrive à me faire oublier ce que je suis, il me rend meilleure qu'en réalité. Devrais-je m'en repentir ? Non. S'il fallait qu'un soupçon de bonheur s'introduise dans mon existence, je prendrais Rogue sans aucun doute. »


Tu peux t'inscrire pour être prévenu(e) de l'arrivée de chaque chapitre sur l'article suivant.

Merci à mes 174 fans... <3

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -



« NeW!: Pour être prévenu(e) du prochain chapitre, il faut laisser au moins quatre commentaires sur le dernier article.»


______________« L'ébauche d'un soulagement, Chapitre SIX en ligne. »

# Posté le dimanche 12 avril 2009 12:32

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 10:42

JE JURE SOLENELLEMENT QUE MES INTENTIONS SONT MAUVAISES . . .

JE JURE SOLENELLEMENT QUE MES INTENTIONS SONT MAUVAISES . . .
Tome 1:_______________


Chapitre I : Une mystérieuse rencontre.
Chapitre II : La Marque des Ténèbres.
Chapitre III : Doutes et Répartition éclaire.
Chapitre IV : La fougue de Malefoy.
Chapitre V : Souvenir douloureux et [...] cours.
Chapitre VI : Doloris et Rendez-vous urgent.
Chapitre VII : Idioties et Promenade interdite.
Chapitre VIII
: Un passé cuisant.
Chapitre IX : La mission.
Chapitre X : Le défi.
Chapitre XI : Mission secrête et Fourberie.
Chapitre XII : : Sensations nouvelles.
Chapitre XIII : La clairière étoilée.
Chapitre XIV : Cours de [...] et Provocations.
Chapitre XV : Le moment tant attendu.
Chapitre XVI : Le secret d'Helena.
Chapitre XVII : Une goutte de trop.
Chapitre XVIII : Bonheur éphémère.
Chapitre XIX : Dans le bureau du directeur.
Chapitre XX . : L'autre soir.





_______________ Tome 2:


Chapitre I : Robin Stewart.
Chapitre II : Retrouvailles redoutées.
Chapitre III : L'intention du directeur.
Chapitre IV : Une fourbe stratégie.
Chapitre V : L'espoir précaire et dérisoire.
Chapitre VI : L'ébauche d'un soulagement.


# Posté le lundi 29 décembre 2008 17:12

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 17:28

« TOME UN. » Chapitre I : Une mystérieuse rencontre.

 « TOME UN. » Chapitre I : Une mystérieuse rencontre.
_____Ce n'était pas la première fois qu'un duel nocturne se déclenchait dans les rues paisibles de Pré-Au-Lard. Les bons clients du fameux bar La Tête De Sanglier étaient réputés pour monter sur leurs grands hippogriffes après avoir abusé du Wisky Pur Feu. Ces duels pourraient être spectaculaires, si les sorciers opposés ne s'écroulaient pas d'ivresse après avoir jeté un simple sortilège de désarmement. Jamais Severus Rogue fut inclus dans ces combats, il ne perdait pas son temps à ces enfantillages. Pourtant, le voir errer dans ces longues rues pavées devint une habitude pour certains mendiants adossés au mur des hautes maisons. Ce soir là, Rogue avait l'intention d'aller aux Trois Balais pour se changer les idées quand il s'arrêta net devant une mystérieuse personne encapuchonnée qui était assise contre le bar de Mme Rosmerta. Le mendiant -songea Rogue- jouait avec une petite vipère qui glissait entre ses doigts. Le reptile était docile et écoutait son maître avec attention. Rogue compris aussitôt que le mendiant lui parlait Fourchelang. Au bout d'un certain temps, le manant se rendit compte qu'il était observé. Sa tête encapuchonnée se redressa peu à peu pour découvrir qui le perturbait dans sa conversation avec sa vipère. Le visage de Rogue resta neutre face aux deux yeux noirs tranchants brillant sous le reflet de la lune. Une agressivité pure hantait ces deux billes sombres. Le Maître des Potions s'avança doucement du va-nu-pieds, s'agenouilla près de lui et lui demanda de sa voix doucereuse :
- Karkaroff ?
Le buste du mendiant tressaillit mais il ne répondit pas et regarda ailleurs. Rogue, toujours aussi calme, avança sa main du bras de l'inconnu quand celui-ci lui attrapa le bras en déclarant d'une voix douce mais pointue :
- Ne me touchez pas.
Rogue comprit aussitôt qu'il avait fait erreur sur la personne et, d'après sa voix, il avait à faire avec une mendiante Fourchelang. Il retira son bras gauche de la petite main qui l'aggripait tout en pensant qui si sa manche s'était abaissée, la femme aurait pu apercevoir sa Marque des Ténèbres.
- Même avec votre manche dessus, je la vois.
Rogue observa longuement le visage de la mendiante. On pouvait voir dans ses yeux noirs de la sagesse et un peu d'orgueil, mais le reste restait indéchiffrable.
- L'occlumencie est une facette de la magie qui me surprendra toujours, dit Rogue, calmement.
Rogue prononça Legimens! dans sa tête en fixant la femme qui lui souriait ironiquement et il entendit une voix dans son esprit qui lui murmura :
- Surtout quand on sait l'utiliser...
La mendiante se leva après avoir enroulé sa vipère autour de sa main. Elle était plus petite de Rogue. Sa longue cape noire glissait silencieusement quand elle déclara d'une voix monotone :
- Je n'aime pas les Trois Balais.
- Alors laissez-moi vous accompagner à La Tête De Sanglier.
La femme acquiesça et ils se dirigèrent d'un pas lent vers un bar délabré. La porte ne fût à peine poussée qu'ils sentirent une odeur éc½urante qui faisait penser à des chèvres. La pièce était petite et miteuse. Le seul éclairage provenait des chandelles qui étaient accrochées à chaque angle de la salle. Il y avait peu de monde ce soir là: à la table centrale, des silhouettes encapuchonnées faisaient une partie de carte, avec une chope de bière à la main et contre le mur, une personne crasseuse buvait à la bouteille un liquide blanchâtre qui ressemblait à de l'ammoniaque.
Rogue salua rapidement le barman qui essuyait des verres et se dirigea vers une table qui se trouvait dans un coin de la pièce. La femme qu'il avait cru être une mendiante le suivit silencieusement sans prêter attention aux sifflements des joueurs de carte. A la lumière, elle était presque aussi sinistre quedans la noirceur de la rue. Elle abaissa son capuchon. Elle avait de longs cheveux noirs de jais qui lui arrivaient jusqu'aux épaules et qui étaient étrangement coupés sur l'avant de sa figure, ce qui lui donnait un air très mystérieux. Son visage semblait sale mais ses traits étaient bien dessinés. Elle avait une petite bouche aux lèvres fines mais sensuelles. Son nez, lui aussi, était petit et droit, aristocratique. Ses yeux noirs avaient des reflets vert émeraude et étaient encadrés par de longs cils. Ses joues devaient laissées apparaître de jolies focettes quand elle souriait mais, selon Rogue, cela devait être vraiment exceptionnel. Elle s'assit juste après Rogue qui la dévisageait avec satisfaction. Le barman laissa tomber un verre, ce qui brisa le silence qui régnait entre les deux sorciers.
- Que désirez-vous ? demanda tranquillement Rogue.
La jeune femme le regarda attentivement puis lâcha sa vipère qui glissa lentement sur la table en bois.
- Je n'ai pas d'argent, dit-elle en regardant ailleurs.
Le maître des potions ne fut pas surpris. Préférant utiliser l'occlumencie comme moyen de communication, il pensa:
- Je m'en doute bien, mais je renouvelle ma question, que désirez-vous ?
Toujours par la pensée, la jeune femme lui répondit :
- Je prendrais comme vous.
Rogue hocha légèrement la tête et leva sa baguette. Le barman accourra à leur table aussitôt :
- Ah, bonsoir Severus. Que... (Son regard s'arrêta sur la jeune femme et lui sourit) Que voulez-vous ?
- Deux whisky Pur Feu, Abelforth.
Le barman partit chercher deux verres et une bouteille poussiéreuse puis revint à leur table. Il ouvrit la bouteille qui, instinctivement, rempli elle-même les deux verres.
- Voilà, donc... Ca vous fera six mornilles, s'il vous plait.
Tandis que Rogue tandis à Abelforth son argent, la jeune fille baissa les yeux vers sa vipère..
- Merci bien ! Et bonne fin de soirée ! s'écria le barman avant de repartir essuyer ses verres.
Rogue prit un des deux verres et le tendit à sa voisine qui le remercia, puis prit le sien. Ils prirent chacun une gorgée du liquide bordeaux quand la femme reprit son serpent avec délicatesse et lui demanda:
- Pourquoi ?
- Pourquoi vous ai-je adressé la parole sans raison ? Pourquoi vous ai-je conduit dans ce pub ?
Voyant qu'elle acquiesça d'un signe de la tête, Rogue continua :
- Vous m'intriguiez, tout simplement. Quand je vous ai aperçu par terre, parlant Fourchelang à votre vipère, j'ai cru que vous étiez... une de mes connaissances. Après avoir tenté de vous saisir le bras et avoir compris que vous pouviez lire dans mes pensées, ma curiosité était à son comble et je voulais en savoir plus sur vous.
- Je vois, répondit-elle après un court silence, vous m'avez confondu avec Karkaroff, n'est-ce pas. Vous le cherchiez ?
Rogue pris une nouvelle gorgée de Whisky Pur Feu.
- Non, pas vraiment. D'où le connaissez-vous ?
Elle lui lança un regard méfiant, mais raconta quand même:
- Je suis rescapée de Durmstrang, du massacre de Durmstrang. Ce Karkaroff... Quand le Seigneur des Ténèbres est revenu, il s'est enfui . Pour le punir, le Seigneur des Ténèbres a envoyé ses mangemorts dans mon ancienne école pour se venger. Au début, je pensais que les mangemorts ne s'en prendraient qu'aux Né-Moldus, mais je me suis trompée... Ils sont venus pour tuer tout le monde. J'aurais pu m'échapper, je connaissais plein de raccourcis, mais j'ai préféré rester dans l'école pour tuer. Quelques personnes ont survécus.
Elle s'arrêta de parler, le regard noir. Rogue la regarda. Etait-ce possible que dans ses yeux, de la peine demeurait ?
- Avez-vous réussi à tuer des serviteurs du Seigneur des Ténèbres ?
- Oui, j'en ai tué six et blessé une dizaine d'autres. J'ai achevé Selwyn et Wilkes avec l'Avada Kedavra, je ne connaissais pas les autres.
- Impressionnant, dit Rogue avec lenteur, comme si il savourait chacune des syllabes. Connaissez-vous l'école de sorcellerie Poudlard ?
La jeune fille acquiesça d'un signe de tête.
- Bien. J'y suis enseignant depuis 15 ans. Je suppose que vos parents souhaitent vous voir réintégrer une école de sorciers, n'est-ce pas ?
- Mes parents ? De où ils sont, je ne pense pas qu'ils puissent souhaiter quoi que ce soit.
- Vous êtes donc seule. Vous n'avez aucune connaissance ici ?
- Non, et ne vous inquiétez pas, la rue est assez confortable pour moi.
Elle esquissa un sourire ironique qui laissa apparaître des dents d'une blancheur éclatante. Rogue lui répondit par un rictus maussade.
- Vous êtes à Pré-Au-Lard depuis combien de temps ?
- Huit jours, je crois. Quelle matière enseignez-vous à Poudlard ?
- La défense contre des forces du mal, depuis cette année. Mais avant, j'étais le maître des potions, déclara-t-il de sa voix monotone mais qui laissait échappé une pointe de fierté.
Le visage de la jeune fille s'éclaira à l'écoute de ces mots, ôtant toute la haine qui affaissait ses traits. Elle parut beaucoup plus jeune.

Après avoir terminé leur Whisky Pur Feu et parlé de toute sorte de potions mortelles, Rogue recommanda deux autres boissons devant la mine surprise de la jeune femme. Elle laissa glisser sa vipère sur la table quand le sorcier la saisit.
- Je vois que vous avez pris la précaution de retirer le peu de venin qu'elle possédait. Qu'avez-vous fait du venin ?
Elle sortit une petite fiole remplie au quart d'un liquide incolore et le remit dans sa poche.
- Ca peut toujours servir...
- Vous avez totalement raison. Je voudrais vous proposez quelque chose. Voudriez-vous m'accompagner à Poudlard ce soir pour y rencontrer le directeur ?
- Je ne sais pas, fit-elle, lasse. Ecoutez, je n'aime pas beaucoup que l'on veille sur moi, je préfère agir seule. Je ne pense pas que...
- Au contraire, coupa Rogue, je pense que terminer vos études vous permettrez d'avoir un avenir plus sûr.
Voyant que la jeune femme ne répondait pas, Il continua:
- Je sais ce que vous pensez, mais ce n'est pas en dormant dans la rue que vous aurez une vie rentable.
- Je sais, inutile de vous souciez de moi.
- Si, justement. Vous êtes très douée et ne me dites pas le contraire. Nous sommes le 13 septembre, la rentrée est passée depuis quelque temps et je suis persuadé qu'en sixième année, je suppose que c'est votre niveau, personne ne maîtrise l'occlumencie aussi bien que vous, n'a tué six mangemorts, ne connaisse aussi bien la composition des potions les plus compliquées à concevoir et n'a réussi à survivre sans papa et maman pendant huit jours. Venez avec moi rencontrer Dumbledore, le directeur de Poudlard.
La jeune fille regardait Rogue avec amusement puis, au bout d'un certain temps, lui répondit d'une voix cristalline:
- Vous n'êtes pas très convainquant et vous vous souciez de moi, je ne sais pourquoi. Mais j'accepte votre proposition. Je veux bien vous accompagnez voir ce Dumble-quelque-chose, mais je doute qu'avec mes antécédents, il veuille bien de moi dans son école. Mais si cela peut vous faire plaisir...
Une expression de ravissement traversa les traits de Rogue avant de redevenir insondable. Ils finirent leurs verres et sortirent du bar. La nuit était douce, quelques hululements passèrent au dessus d'eux. Ils mirent tout deux leurs capuchons avant de disparaître dans la rue brumeuse de Pré-Au-Lard.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Milles excuses pour la longueur du premier chapitre,
mais je ne peux m'empêcher de rajouter des détails.
Ayez la patience de tout lire, chaque élément a une véritable importance pour la suite de cette fiction.
Et dites-moi franchement ce que vous en pensez =].

# Posté le mercredi 31 décembre 2008 19:14

Modifié le jeudi 20 août 2009 07:34

Chapitre II : La marque des Ténèbres.

Chapitre II : La marque des Ténèbres.
- Voulez-vous faire un arrêt ?
- Non.
_____Cela faisait près de vingt minutes que Rogue et sa compagne marchaient silencieusement sur le chemin poussiéreux qui menait à Poudlard. Des hurlements de loups-garous retentissaient au loin. Le sorcier ralentit quand il aperçut que la jeune femme qui avait accepté de l'accompagner boitait. Voyant que Rogue observait étrangement sa jambe défaillante, elle le rassura en murmurant:
- Ce n'est rien de bien méchant.
Rogue resta perplexe mais ne broncha pas. Arrivés au grand portail métallique qui fermait l'accès au domaine de Poudlard, Rogue glissa sa baguette dans une fente qui logeait au dessus d'un monticule de pierres. Aussitôt, le portail s'ouvrit en grinçant. Pendant que le professeur rompait les sortilèges de protection pour rentrer dans l'école, la jeune fille s'était adossée à une tour de pierre pour masser délicatement le dessous de son genou. Elle serait les dents, comme pour s'empêcher de grimacer sous la douleur qui, visiblement, la paralysait. Quand Rogue eut fini sa tâche, il regarda sa compagne d'un air douteux avant de lui dire courtoisement:
- Après vous.
La jeune femme entra dans le vaste parc qui entourait un énorme château suivit de près par Rogue qui referma la grille avec précaution. Celui-ci marchait lentement pour être à la vitesse de la sorcière. A présent elle ne boitait plus: elle claudiquait. Sa démarche lui rappelait vaguement Maugrey Fol ¼il, le vieil Auror à la retraite.
- Il est trop tard pour rendre visite au professeur Dumbledore, assura Rogue en jetant un regard à la grande horloge qui logeait dans la plus grande tour du château, nous irons demain.
Il ne se voyait pas entrer dans le bureau de son directeur à deux heures du matin.
- Vous avez raison. Dans ce cas, je retourne à Pré-au-Lard.
- Dans cet état ? s'empressa d'ajouter Rogue.
La jeune fille le fusilla du regard, méprisante.
- Vous ne croyez pas que je vais vous laissé repartir avec votre jambe meurtrie -je ne sais comment- ? De plus, vous tombez de sommeil.
- Oh si, je crois bien que vous allez me laissé repartir et...
- Absurde, coupa calmement Rogue. J'ai mes appartements dans ce château. Une chambre y est libre. Vous l'occuperez cette nuit.
Elle resta silencieuse et dévia son regard des yeux noirs qui semblaient la transpercer.
- Pourquoi faites-vous cela ? lui demanda-t-elle, distante.
- Vous le saurez plus tard. En attentant, il faut vous reposer.
Elle acquiesça faiblement et ils se dirigèrent vers la grande porte du château. Rogue prit sa baguette et jeta un sortilège informulé sur celle-ci. Elle s'ouvrit dans un fracas assourdissant. Ils entrèrent rapidement dans le château avant que la porte se verrouille toute seule.
- Quiiiiiiiiiiiiiiii est là ? C'est toi, vieux chacal de Rusaaaaard ?! beugla une voix euphorique.
La jeune fille sursauta avant de se tourner vers le maître des potions, attendant des explications.
- Peeves, fit-il lentement, le directeur du Baron Sanglant (Il appuya bien sur ces mots) a une folle envie d'appeler son fantôme...
Le dénommé Peeves hurla, terrifié, et s'éloigna à une vitesse fulgurante avant de disparaître dans les murs de Poudlard.
- Peeves est l'esprit frappeur de ce château, expliqua Rogue, il dégrade le matériel pour révolter notre Cracmol de concierge.
La jeune fille hôcha faiblement la tête avant de demander :
- Qui est le Baron Sanglant ?
- C'est le fantôme de la maison Serpentard. Il est le seul qui ait de l'influence sur Peeves. Sans ce cher Baron, il serait incontrôlable, dit Rogue en arpentant les couloirs sombres du château. Il est le seul à pouvoir faire peur à ce crétin.
- Même pas vous ? s'étonna ironiquement la jeune fille par l'occlumencie.
- Non, même pas moi, pensa le maître des potions, la mine légèrement satisfaite.
Arrivant devant un portrait vide, la jeune fille s'arrêta en vacillant, accablée par une puissante fatigue.
- Lumos ! dit Rogue paisiblement en approchant sa baguette de la toile.
A la lumière, elle semblait profonde. Rogue la toucha fébrilement puis y plongea sa main. Soudain, une porte se détacha du mur. Un escalier en colimaçon apparut devant eux. Rogue passa en premier dans l'étrange porte, suivit par sa compagne. Elle semblait fiévreuse à présent, comme si chaque pas qu'elle faisait était un effort surhumain.
- Vous me semblez bien frêle, et je ne pense pas que montrer ces marches sera favorable à votre convalescence. Prenez et serrez mon bras, nous allons transplaner directement dans mes appartements.
Rogue lui tendit son bras mais elle se contenta de répliquer sèchement:
- Je suis capable de transplaner moi-même.
- Je n'en doute pas une seconde, mais surement pas dans cet état.
Elle s'apprêta à répondre quelque chose quand Rogue lui pris son bras avant de disparaître de l'escalier en granite. Dès qu'ils eurent à nouveau les pieds sur un sol ferme, le sorcier pointa sur une chandelle qui s'alluma doucement. La pièce était négligée : des monticules de livres gisaient à même le sol et la poussière y était abondante. Rogue se dirigea vers une chambre contiguë à cette première pièce miteuse. Celle-ci semblait être une remise mais n'était pas pour autant aussi désordonnée que la salle précédente. De mystérieux objets brillants et des livres meurtris étaient entreposés sur des étagères si hautes qu'elles touchaient le plafond. Un lit deux places dominait la chambre par la couleur rouge sang de sa couette.
- C'est ici que vous allez dormir. Demain matin, nous irons voir le professeur Dumbledore.
Avant de vouloir protester les paroles de Rogue, la jeune fille marcha lentement vers le lit et s'y assit. Elle venait de prendre conscience que ses jambes flageolantes n'arrivaient plus à la porter.
- Mettez vous à votre aise. Désirez-vous un thé ?
Elle acquiesça la tête et Rogue sortit de la pièce en fermant la porte. Elle souleva à l'aide de ses mains sa jambe douloureuse et remonta sa robe de sorcière. Du sang visqueux s'écoulait d'une profonde plaie qui se situait en dessous de son genou. La jeune fille approcha sa main de la blessure. Son doigt tremblant y pénétra quand elle grogna de douleur de douleur. Malgré ses efforts pour masquer son cri, Rogue accourut dans la petite chambre en poussant un juron dès qu'il aperçut la blessure de la sorcière. Il s'assit au bord de son lit et observa la fine jambe ensanglantée. La jeune femme, se mordant les lèvres au point d'en saigner, avait les yeux fermés, respirant le plus lentement possible.
- Maléfice du Perce-Os, belle ½uvre de magie noire, examina Rogue sans toucher à la plaie gorgée de sang. Je vais vous soignez même si c'est contre volonté. Vous avez perdue assez de sang comme ça.
La jeune fille ne put répliquer et regarda Rogue, les yeux caves avant de laisser tomber sa tête sur un oreiller noir.
Rogue murmura Tergeo ! et tout le sang s'estompa. Il fit apparaître une boîte verte foncée et en sortit une fiole remplie à ras bord d'un liquide violet. Il l'ouvrit et laissa tomber deux gouttes de la potion dans le creux de la blessure et attendit quelques instants. Un membrane de chair apparut et s'enfonça dans celle-ci. Il pointa sa baguette sur le genou de la souffrante. Un petit éclair argenté glissa vers la plaie et l'enroula de bandelettes avec précaution.
- C'est tout ce que je peux faire..., songea Rogue à mi-voix.
Il alla chercher une couverture brune dans son living-room puis la déposa un peu trop délicatement sur la jeune femme. Elle semblait être inconsciente et un de ses bras pendait sur le côté du lit. Le maitre des potions le saisit par la main quand la manche glissa. Il se raidit, scrutant un tatouage noir sur l'avant-bras gauche de la souffrante. Une tête de mort et un serpent. Elle possédait la Marque des Ténèbres.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

C'est encore un peu long,
mais plus court que le précédent.
Personnellement, je ne l'aime pas vraiment,
Mais à toi de dire :D.

# Posté le samedi 03 janvier 2009 12:26

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 07:08

Chapitre III : Doutes et Répartition éclaire.

Chapitre III : Doutes et Répartition éclaire.
_____Une Mangemort. Il avait recueilli une Mangemort. Elle devait être extrêmement douée. Mangemort à seize ans...
Rogue n'eut plus que ça en tête. Pendant toute la journée, il fut distrait au point d'oublier de mettre une retenue à Harry Potter qui avait contesté son opinion sur les différentes manières de neutraliser le sortilège de Doloris. La jeune fille dormait profondément quand Rogue était descendu dans sa salle de classe. Il lui avait laissé un mot lui disant de rester dans son lit, car le fait de se déplacer retarderait la cicatrisation de sa blessure. Il lui avait également laissé une part de tarte à la mélasse et un boueteille d'hydromel. Rogue se sentait sigulièrement honteux d'être si attentionné. Ce n'était pas à son habitude d'être serviable...
Cependant, il n'aurait put laisser la petite Mangemort seule sans aucune explication, de peur qu'elle tente de s'échapper.
En sortant de son cour de Défense contre les Forces du Mal, Rogue tomba sur un vieil homme qui lui souriait.
- Ah Severus... Je vous cherchais. J'ai grand besoin de vous parlez.
Dumbledore le regardait joyeusement. Il était vêtu d'une longue robe cyan richement ornée. Ses cheveux et sa barbe argentée lui arrivaient à la hauteur des épaules et des lunettes demi-lunes cachaient ses yeux bleus vifs.
- Bonjour, Monsieur. Allons dans ma salle de classe pour pouvoir discuter à l'abri des oreilles indiscrètes.
Dumbledore acquiesça en souriant et ils allèrent dans une salle sombre. Rogue se dirigea derrière son bureau et fit signe à Dumbledore de prendre place sur la chaise qui se situait en face de lui.
- Voilà qui est mieux, assura le vieux sorcier. Je voulais vous parlez d'hier soir... Ou plutôt de ce matin. J'ai vu qu'une personne qui ne faisait ni partie de l'école, ni de mes connaissances à pénétrer dans Poudlard et y demeure toujours. Je sais que ce château est une deuxième résidence pour vous, et que vous avez le droit d'y amener qui vous souhaitez, mais mon indicateur de magie noire indiquait deux fois plus de celle-ci dans Poudlard. J'ai tout de suite pensé que vous aviez regagné le château en compagnie d'un de vos amis Mangemort, mais une telle imprudence ne peut venir de vous, Severus. Je me trompe ?
- Non, je n'aurai jamais introduit un de mes anciens compagnons ici, répliqua calmement Rogue.
- Bien. Mais, j'espère que vous pardonnerez ma curiosité, mais j'aimerai savoir qui est l'adepte de magie noire demeurant dans vos appartements.
Rogue ne répondit pas de suite. Il voulut lui dire le nom de la jeune fille qui devait surement être éveillée à cette heure si, mais, il avait oublié de lui demander son nom. Il se sentit totalement idiot mais raconta quand même à Dumbledore de sa rencontre avec elle jusqu'à la découverte de sa Marque des Ténèbres. Le vieil homme l'écouta avec attention et sourit à la fin de son récit.
- Je vois, Severus. Mais pensez-vous que ce serait judicieux d'accepter une petite Mangemort dans cette école ? Etant donné que nous ne savons pas si elle est de notre côté ou du côté de Lord Voldemort.
- Justement, si elle est de notre côté, elle pourrait avoir le même rôle que moi mais en tant qu'élève. Elle pourrait donner des informations –vraies ou fausses- sur Harry Potter au Seigneur des Ténèbres et distraire Malefoy dans sa tâche...
Le vieux sorcier l'observa avec hésitation.
- Excellente idée, approuva Dumbledore, Mais, si elle n'était pas de notre côté ?
- Et bien... A vrai dire, je n'y ai pas pensé, avoua Rogue, impassible.
Dumbledore lui sourit d'un air amusé.
- Vous avez beaucoup d'espoir en cette jeune fille, mais on ne pourra jamais savoir si elle mentait ou pas lorsqu'elle vous a dit qu'elle voulait tuer des Mangemorts. Cependant, elle doit être vraiment douée pour être, à son âge, dans le cercle des intimes de Voldemort. Je voudrai la rencontrer. Venez avec elle dès la fin de vos cours. Je suis fou de chocogrenouilles, en ce moment.
- Bien Monsieur.
Rogue se leva et se dirigea vers la sortie de la salle. Dumbledore le suivit et dit sceptiquement au maître des potions :
- Je ne savais pas que l'on pouvait transplaner dans vos appartements. Attention que personne ne le découvre...
- Je suis le seul à pouvoir faire ceci, Monsieur.
Dumbledore rit de bon c½ur et partit en direction de la Grande Salle, laissant Rogue seul avec ses pensées.

Pendant l'heure suivante, Rogue surveillait l'étude des cinquièmes années. Il avait tant l'esprit ailleurs qu'il ne corrigea que la moitié de ses copies. Le cours d'après, ses quatrièmes années eurent un examen sur les Détraqueurs. A plusieurs reprises, il chassa de sa tête l'image assoupie de la jeune fille et se remit à lire un ouvrage sur les différentes espèces de vampires vivants en Grande-Bretagne. Soudain, une voix retentit dans sa tête :
- J'en ai vraiment marre, là.
Rogue reconnut la voix doucereuse de la jeune femme. Il songea qu'il avait entendu ces mots car elle les avait pensés trop fort.
- Exactement. Maintenant, je voudrais vous demander, avec tout le respect que je vous dois, de venir déverrouiller cette fichue porte pour me laisser SORTIR ! reprit la voix de la jeune fille.
- Je suis en classe, à cette instant précis, pensa Rogue, dès que ce cours prendra fin, je vous mène chez Dumbledore.
- Pff..., termina la voix de la Mangemort dans l'esprit de Rogue.

- Mais où est-il ?! s'écria la jeune femme.
Cela allait faire cinq heures qu'elle était réveillée. Malgré le mot de Rogue, elle s'était levée de son lit pour visiter le petit appartement. Elle le trouvait à son goût avec tous ces grimoires sur les potions et sur la magie noire. Rogue lui avait également laissé de la nourriture. Pendant longtemps, elle ne voulut y toucher, histoire de le contrarier. Mais elle se rendit vite compte que la faim lui tordait l'estomac et mangea tout. La Mangemort avait constaté avec satisfaction ce que Rogue avait fait à sa blessure. Elle n'avait plus mal à présent. Dans le petit logis, elle découvrit une salle-de-bain et se regarda dans un miroir fissuré. Ses longs cheveux étaient emmêlés, son visage était sale et elle avec une coupure au coin de sa lèvre supérieure. Ses vêtements étaient déchirés à plusieurs endroits et sa longue cape noire était poussiéreuse. Elle fit sa toilette pour être présentable devant ce Dumble-quelque-chose, de peur qu'il ne pense que Rogue l'avait reccueilli par pitié. Quand elle eut terminé de se nettoyer et de raccommoder ses vêtements, elle paraissait plus jeune. Son teint était très pâle, ses cheveux lisses brillaient et ses habits noirs corbeaux affinaient sa silhouette. Elle sortit de la salle de bain pour s'installer sur un sofa miteux quand Rogue arriva.
- Je vous avez dit de ne pas vous déplacer.
- Je sais. Mais je n'ai plus mal, répliqua-t-elle, hautaine.
- Cela m'étonnerait. J'ai parlé de vous au professeur Dumbledore et il souhaiterait vous rencontrer.
- Bien.
Ils sortirent de l'appartement et descendirent les nombreuses marches de l'escalier en colimaçon, au regret de Rogue que trouvait plus prudent de transplaner à nouveau. Arrivés en bas de l'escalier, le maître des potions s'arrêta devant une porte et prévint sa compagne :
- A cette heure-ci, tous les élèves sont encore dans les couloirs. Ignorez-les.
- J'en avais l'intention s'exclama-t-elle avec un rictus au coin des lèvres.
Rogue la regarda avec satisfaction et ouvrit la porte. Une cinquantaine d'élèves marchaient dans le même sens et s'interrompirent de parler à la vue de Rogue et de la jeune femme. Ils se dirigèrent à contre-sens de la foule. Tous les fixaient mais détournaient vite leur regard de peur que le maître des potions ne leurs fasse une remarque. La jeune fille entendit plusieurs murmures dans le flot d'élèves qu'ils traversaient : « A ton avis, c'est ça fille ? », « Mais non, ça doit être sa s½ur ! », « Imagine que ce soit sa petite-amie !!! » et des rires étouffés retentirent. Les deux sorciers avaient un air dédaigneux et tournèrent dans un couloir désert ou une gargouille en or les attendait.
- Chocogrenouilles, dit Rogue doucement.
La jeune fille fit une moue septique quand la grande gargouille tourna sur elle-même, laissant apparaître un escalier montant. Ils s'avancèrent sur celui-ci et arrivèrent, quelques secondes plus tard, devant une porte en bois. Rogue toqua deux coups contre celle-ci et une voix déclara :
- Entrez..
Le maître des potions poussa la porte et ils entrèrent dans une pièce circulaire. De fragiles instruments en argent fumaient et grésillaient sur des petites tables et des personnes d'un certain âge somnolaient dans leurs cadres. Derrière la porte, un magnifique phénix était posé sur son perchoir et observait avec curiosité la jeune femme.
- Bienvenue à Poudlard, Mademoiselle, déclara Dumbledore en se levant de son fauteuil qui figurait derrière son bureau. Le professeur Rogue n'a pas réussi à me dire votre nom, quel est-il ?
La Mangemort jeta un regard furtif à Rogue et s'avança pour serrer la main que Dumbledore lui tendait.
- Helena Moor.
- Bien. Alors Miss Moor, je vous invite à vous asseoir. Venez également vous asseoir, Severus.
Rogue acquiesça et s'assit sur le fauteuil voisin à celui d'Helena.
- Le professeur Rogue m'a vaguement relaté votre discussion à La Tête de Sanglier et je suis de son avis ; il faudrait vous réinscrire dans une école de sorcellerie.
La jeune fille ne répondit pas tout de suite. Elle fixait la main de Dumbledore. Elle était noircie et recroquevillée, on aurait dit que la chair avait été consumée.
- Je n'ai pas d'argent, risqua-t-elle en fuyant le regard perçant de Dumbledore.
- Nous nous arrangerons sur ce point là. Cependant, vous savez comme nous que Lord Voldemort est de retour.
Helena tressaillit légèrement mais resta silencieuse. Puis d'un coup, elle se tourna vers Rogue et le fusilla du regard.
- Vous avez vu ma Marque des Ténèbres, n'est-ce pas ? pensa-t-elle.
- En effet, mais contre mon gré, répliqua mentalement Rogue en évitant le regard de la jeune fille.
- Ou voulez-vous en venir ? interrogea-t-elle en observant Dumbledore.
- Etes-vous favorable au retour de Voldemort ? Le rejoignez-vous souvent ? demanda le vieil homme.
Helena le dévisagea avec patience avant de répondre :
- Je l'étais. Quand j'ai reçu ma Marque, le Seigneur des Ténèbres m'a demandé d'espionner Igor Karkaroff à Durmstrang. Je fus honorer de pouvoir servir mon maître. Mais depuis quelque temps, les meurtres me lassent. Ça doit faire plus d'un mois que je ne l'ai pas rejoint.
- Je vois, observa Dumbledore. Vous renoncez donc à être Mangemort ?
- Je ne peux. Rogue a dû vous expliquez que lorsqu'on prête serment au Seigneur des Ténèbres, on lui doit fidélité jusqu'à la fin de ses jours.
C'était la première fois qu'elle appelait Rogue par son nom. Il sentit un sale frisson lui parcourir l'échine.
- Il a surement dû le mentionner, répliqua Dumbledore avec amabilité. Mais si vous pouviez renoncer l'être, le feriez-vous ?
- Je... Enfin... Oui.
Dumbledore prit un air satisfait puis ajouta en se levant vers une vitrine :
- Excellent. Je ne vais pas vous poser d'avantage de questions. Mais en attendant, il faut déterminer dans quelle maison vous allez être. Il y a quatre maisons : Serdaigle, Poufsouffle, Serpentard et Gryffondor qui...
- C'est vous le directeur de Serpentard ? pensa Helena pendant que Dumbledore parlait.
- Parfaitement, et j'espère que vous allez l'honorer par votre présence, répondit mentalement Rogue, le visage toujours aussi insondable.
- ... Chaque élève doit avoir une attitude irréprochable pour l'honneur de sa maison...
- Arrêtez, vous allez me faire rougir, termina la jeune Mangemort, moqueuse.
Il y eut un petit silence, Dumbledore avait terminé de parler. Il partit chercher un vieux chapeau miteux et expliqua à Helena avant de le mettre sur sa tête :
- Il va définir votre maison.
Au contact de la tête, le chapeau se détendit de manière à laisser apparaître de grossiers traits d'un visage humain. Au bout ce quelque seconde, il analysa :
- Humm... Oh ! Quel courage, quelle volonté ! –Rogue tressaillit légèrement- Je vois aussi de l'intelligence... Oh oui, beaucoup d'intelligence. Argh... Vous êtes aussi difficile à classer que l'Elu, comme vous dites, ironisa le chapeau parlant.
Il s'interrompit. Helena jeta un coup d'½il effaré à Rogue qui lui, regardait ailleurs.
- La seule raison qui fait que je ne vous enverrai pas à Gryffondor, c'est votre attirance pour les Forces du mal... Cette envie de faire souffrir autrui. Votre âme n'est pas si pure... Alors la maison qui vous conviendrait le mieux serait sans doute Serpentard, bien que vous vous en seriez très bien sortie à Gryffondor... Mais, c'est mon dernier mot : SERPENTARD !

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Record de longueur XD.
Je le trouve sans plus...
Donne-moi ton avis, ça m'aide énormément.
Tu as des hypothèses sur la suite ?
:D.

# Posté le mercredi 07 janvier 2009 12:40

Modifié le samedi 08 août 2009 10:51

Chapitre IV : La fougue de Malefoy.

Chapitre IV : La fougue de Malefoy.
_____Helena regardait par la fenêtre depuis une dizaine de minutes. Comment allait réagir ses nouvelles camarades quand elles verront que leur chambre sera partagée avec une troisième jeune fille ? La jeune Mangemort ne s'en souciait guerre. Ce n'est pas deux gamines qui vont l'empêcher de vivre paisiblement. « Elles ont le même âge que moi » pensa Helena.
Après avoir été envoyé à Serpentard par le choixpeau magique, Rogue l'avait mené dans ce dortoir. Il lui avait expliqué qu'elle aurait pour mission d'espionner et de distraire un élève de son année, un certain Malefoy. Elle devra bien entendu suivre les cours avec les Serpentard. L'idée de retourner dans une salle de classe et d'écouter un professeur lui donnait envie de retourner à Pré-Au-Lard. Malgré ses préjugés, elle devait à Rogue une éternelle reconnaissance. Helena n'avait pas beaucoup parlé au maître des potions. Il était comme elle, misanthrope et taciturne. Elle admirait son attitude sereine et sa simplicité. Elle aurait certainement préféré repartir avec lui, mais à présent, c'est son professeur.
Elle entendit au loin le tintement d'une cloche qui annonçait la fin des cours. Des voix retentirent dans la salle commune de Serpentard. Helena se retourna brusquement, laissant tomber une lampe qui devait appartenir à une de ses colocataires. Au contact du plancher, celle-ci rebondit sur le sol et se brisa. La jeune femme sortit sa baguette et murmura Reparo ! quand deux jeunes filles rentrèrent en pouffant de rire. La première avait des cheveux noirs ébène coupés au carré, ses traits étaient durs, ce qui lui donnait un léger air de pékinois.
- J'pourrais savoir qui t'es et qu'est-ce que tu fais ICI ?
Helena ne répondit pas. Elle se contenta de la regarder avec mépris et reposa la lampe fraîchement réparée sur une table de chevet.
- Eh ! Mais je l'ai déjà vu ! Elle était avec Rogue ce matin ! vociféra la deuxième jeune fille.
Elle était grande, avec des épaules carrées et une mâchoire proéminente. Ses cheveux mi-longs étaient bruns, sales et emmêlés. Les deux filles se regardèrent, incrédules, quand la première jeune fille déclara :
- Ah ! Tu dois être la nouvelle... Rogue ne nous a pas dit que tu serais dans notre dortoir, par contre, il nous a dit que tu étais dix fois plus brillante que nous. Quel idiot. Mais on ne va pas commencer sur de mauvaises notes. Tu es à Serpentard, c'est ce qui compte. Moi c'est Pansy Parkinson, et elle, c'est Millicent Bulstrode. Comment tu t'appelles ?
- Helena Moor, répondit-elle avec lenteur.
Rogue avait donc parlé d'elle aux autres. La jeune fille était satisfaite de le savoir. Elle trouvait cette Pansy Parkinson on ne peut plus prétentieuse mais elle ne broncha pas. Les deux nouvelles venues se dirigèrent vers leurs lits respectifs pour y déposer les lourds grimoires qu'elles serraient contre elles. Millicent ouvrit un de ses livres et y prit un bout de papier froissé. Elle le tendit énergiquement à Helena et, pour toute explication, grogna :
- Emploi du temps...
La jeune Mangemort prit le bout de parchemin négligé et le survola d'un regard vide. Histoire de la magie, Botanique, Divination, Défense contre les forces du Mal, Soins aux créatures magiques (elle haussa légèrement les sourcils) et Astronomie. Elle songea amèrement à Durmstang mais chassa vite de sa tête le souvenir de son ancienne école. Elle rendit l'emploi du temps à Millicent sans dire un mot.
- Tu ne parles pas beaucoup toi, hein ? dit Pansy, légèrement moqueuse.
Helena tourna la tête vers elle, insondable.
- Non, pas vraiment.
- Eh bien nous allons remédier à ça ! s'exclama Millicent en regardant Pansy. Tout d'abord, on va t'expliquer les règles d'or d'un Serpentard de notre bande. Un Serpentard est arrogant, il n'aime aucun professeur mis-à-part Rogue, notre directeur de maison et...
- DESTESTE LES GRYFFONDOR ! enchaîna Pansy d'une voix suraigue. En particulier l'Elu pote Potter -Harry Potter-, notre bon roi Ouistiti, le traître à son sang -Ronald Weasley- et cette Sang-de-Bourbe Miss je-sais-tout –Hermione Granger-.
Elle avait prononcé les vrais noms de ces trois Gryffondors comme si elles parlaient de détritus singulièrement écoeurants.
- Il y a des Sang-de-Bourbes et des traîtres à leur sang dans cette école ? demanda Helena, passablement surprise.
- Ouais, répondit Millicent d'une voix pâteuse, mais tous les Serpentard veulent les tuer. Ou du moins les faire renvoyer. Quel est ton statut de sang ?
- Sang mêlé...
- Moi pur, répliqua immédiatement Pansy, fière. Et Milly est une sang mêlé.
Helena se leva du lit qui devait à présent lui appartenir et se dirigea vers la grande fenêtre. Elle voyait une grande forêt qui devait s'étendre sur une bonne partie du domaine. Les deux autres jeunes filles se levèrent à leur tour.
- On va dans la salle commune. Tu viens avec nous ? Comme ça tu pourras voir le reste de notre bande et Drago décidera si tu peux nous rejoindre.
La jeune fille acquiesça et suivit les deux Serpentard qui pouffaient de rire. Ce Drago devait être assez malin pour influencer des gens au point qu'ils ne savent pas décider d'eux même. Elle éprouva une antipathie à son égard sans l'avoir rencontrer. Les jeunes filles descendirent quelques marches avant d'arriver dans une grande salle aux couleurs vertes et noires. Celle-ci était lugubre et peu éclairée. Devant une grande cheminée de marbre, quatre garçons aux visages dédaigneux discutaient avec véhémence. L'un d'entre eux était assis sur un fauteuil face aux autres. Il avait le cheveu blond et fin, les yeux très clairs et l'expression naturellement hautaine, aristocratique. Helena fut presque certaine que c'était ce Drago. Trois autres garçons étaient serrés sur un canapé noir. Le premier était grand, son visage ovale et ses yeux semi-clos lui donnaient un air endormi. Son voisin était corpulent et, vu expression de son visage, semblait très niet. Quant au dernier, il était mat et ses cheveux noirs tombaient devant ses yeux.
- Tiens Pansy ! vous en avez mis du temps à sortir de votre dortoir. Je suppose que Millicent a voulu se laver les cheveux pour ne pas avoir l'air d'une clocharde, mais à ce que je vois, son shampoing n'était pas assez puissant ! dédaigna le garçon aux cheveux blonds.
Ils explosèrent de rire (Pansy y comprit) et Millicent rougit légèrement avant d'émettre un sourire crispé. Elles allèrent s'assoir sur les accoudoirs du canapé en gloussant tandis que Helena resta où elle était, fixant le jeune homme blond d'un air mauvais. Après avoir rit, il regarda ses amis (S'ils l'étaient) puis s'arrêta sur Helena. Ils se fixèrent quelques secondes sans ciller quand le garçon se leva et s'approcha de la jeune Mangemort.
- Je ne t'ai jamais vu dans le coin, tu t'es perdue ?
Les condisciples du jeune homme s'esclaffèrent de rire. Helena leva ses yeux et rétorqua calmement :
- Ça doit être ça. Je pensais être arrivée dans une école mais à ce que je vois je suis tombée dans un asile de fou.
L'intervention d'Helena interrompit net les rires goguenards des autres Serpentard. Ils se tournèrent tous vers le garçon blond, attendant sa réaction. Il glissa sa main sous sa cape pour saisir sa baguette mais Helena fut plus rapide que lui. Elle pointa la sienne sous menton du jeune homme.
- C'est bien ce que je pensais. Un asile de fous où les pensionnaires ne savent pas se contrôler. Qu'avais-tu l'intention de faire avec ça ? murmura Helena en montrant la baguette abaissée du jeune homme.
En guise de réponse, il rangea sa baguette et sourit à la jeune femme.
- Tu es en quelle année ? demanda-t-il.
- Six.
- Bien. Nous sommes donc camarades de classe... Tu m'as l'air douée. Serais-tu la nouvelle que Rogue a annoncé ce matin ?
- C'est possible en effet, répliqua Helena en soutenant le regard du garçon.
Il sourit à nouveau et s'approcha du feu. Les autres Serpentards restaient silencieux et écoutaient leur ami avec attention, comme s'il s'apprêtait à leur annoncer une grande nouvelle. Après s'être réchauffé auprès des braises, il s'avança lentement vers Helena jusqu'à arriver à quelques centimètres de son visage. Helena était plus petite que lui ; son nez arrivait qu'à son menton.
- Alors nous allons être de bons amis, toi et moi, murmura le jeune homme à mi-voix.
Helena eut un rictus satisfait, puis marmonna son tour avec ironie en se mettant sur la pointe des pieds pour pouvoir atteindre son oreille.
- Tu crois ?
- J'en suis certain. Comment tu t'appelles ?
- Moor. Helena Moor, dit la jeune fille en tendant faiblement sa main.
Le jeune homme saisit sa main avec hargne et la tira vers lui.
- Moi c'est Malefoy. Drago Malefoy, ma jolie.
Helena soutenait son regard brûlant mais ne répondit pas à son sourire. Elle retira doucement sa main de celle de Drago tout en pensant que c'était ce jeune homme qu'elle devra espionner et trahir.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Salut les Moldu(e)s! Bwahaha.
Excusez-moi pour le temps que j'ai mis à publier ce chapitre.
Dites-moi ce que vous en pensez.
Je le trouve sans plus, mais il est très révélateur du futur...
Hypothèses ?

# Posté le mercredi 21 janvier 2009 13:59

Modifié le lundi 17 août 2009 08:39